Mélanger, pas seulement assembler: Les chefs de projet innovants combinent différentes méthodologies au lieu de s’en tenir à une seule, s’adaptant ainsi aux besoins du projet pour une meilleure efficacité.
Méthodologies : le cadre de la réussite: Les méthodologies de gestion de projet fournissent des règles et des pratiques pour mener à bien les projets, allant de systèmes basés sur des principes à des cadres complets.
Choisir intelligemment pour réussir son projet: Des stratégies efficaces découlent du choix de la bonne méthodologie, garantissant une exécution fluide grâce à l’adaptation des processus aux besoins du projet et du client.
Lorsqu’il s’agit de méthodologies de gestion de projet, il existe autant (voire plus) d’avis à leur sujet qu’il n’y a de méthodologies elles-mêmes, c’est dire énormément.
Les chefs de projets et les dirigeants tournés vers l’avenir ne s’en tiennent pas à une seule méthodologie. Ils s’initient à plusieurs d’entre elles et apprennent à combiner différentes pratiques afin de s’adapter aux exigences propres à chaque projet.
Que sont les méthodologies de gestion de projet ?
Les méthodologies de gestion de projet sont des cadres de travail qui définissent la manière dont le travail est accompli tout au long d’un projet, en fournissant des procédures, des règles et des pratiques.
Une méthodologie n’a pas besoin d’être un « système » d’implémentation complet et intégré pour être considérée comme une méthodologie.
- Certaines méthodologies de gestion de projet ne font que définir des principes, comme agile.
- D’autres définissent un cadre méthodologique « intégral » composé de thèmes, principes et processus, comme PRINCE2.
- Certaines constituent une liste complète de normes assorties de quelques processus, comme le Project Management Body of Knowledge (PMBOK).
- D’autres, comme la méthodologie Scrum, se contentent de définir des processus.
Aussi simpliste que cela paraisse, cette définition s'avère plus réaliste, car les chefs de projets utilisent un assortiment de principes, de thèmes et de processus adaptés à leurs clients et à leurs projets. Il est également important de prendre en compte la façon dont les logiciels de gestion de projet s’intègrent avec les méthodologies de gestion de projet.

Les 9 méthodologies de gestion de projet les plus populaires
Dans cette section, j’ai décrit certaines des méthodologies de gestion de projet les plus utilisées.
Des stratégies de gestion de projet efficaces garantissent le choix de la méthodologie la plus adaptée pour assurer le bon déroulement du projet.

1. Agile : Un processus flexible et itératif
En réalité, la gestion de projet agile n’est pas une méthodologie, mais un ensemble de principes pour le développement logiciel. Une fois que vous adoptez ces principes agiles (énoncés dans le manifeste agile), il vous reste à définir les processus à suivre.
Il s’agit en général de processus de conception et de construction flexibles et itératifs, où les tâches sont exécutées et adaptées selon les besoins de la situation, plutôt que par un processus planifié à l’avance (à la différence du cycle en V, qui prévoit toute la planification en amont).
Les équipes peuvent ainsi répondre à l’imprévu grâce à des processus de travail incrémentaux et itératifs, tout en se concentrant sur l’adaptabilité et la communication continue et appropriée. Les méthodes agiles sont particulièrement utiles dans des environnements dynamiques, comme la livraison de logiciels ou le développement de jeux vidéo. Il existe de nombreux outils agiles qui s’intègrent bien dans des approches agiles.

2. Scrum : Livraison rapide grâce à une petite équipe
Scrum est un cadre populaire et simple pour mettre en pratique les principes de l'agilité. Scrum est davantage une structure allégée permettant de développer et de maintenir des projets complexes qu'une véritable méthodologie.
Scrum définit un ensemble simple de rôles (y compris le rôle de Scrum master), de réunions appelées événements Scrum, et d’outils pour livrer de manière itérative et incrémentielle des fonctionnalités précieuses et prêtes à être livrées. Le travail est divisé en « sprints », un cycle de développement de 2 à 4 semaines, durant lequel l’équipe se concentre sur les éléments du backlog (une liste d’histoires utilisateurs ou de besoins, priorisée par le product owner).
Scrum a été conçu à l’origine pour le développement logiciel et ne s’intègre pas toujours facilement dans le monde des agences. À la place, de nombreuses agences reprennent certains concepts de Scrum — comme les stand-ups quotidiens, les démonstrations de progrès et les rétrospectives de sprint — et les appliquent dans une approche hybride, en utilisant généralement des outils Scrum pour suivre l’avancement des projets et les livrables.

3. Kanban : Meilleure visibilité sur les travaux en cours et réduction du multitâche
Kanban est une méthodologie de gestion de projet qui vise à accroître l'efficacité et à effectuer des livraisons précoces et fréquentes à l’aide d'une équipe collaborative et auto-gérée. Comparé à Scrum, il est moins prescriptif.
La méthodologie Kanban, développée par Toyota, est légère en processus, flexible, et n’impose pas de rôles définis. Elle améliore le débit de production en visualisant le flux de travail agile en temps réel, en limitant le travail en cours, en rendant le processus explicite et en évaluant en permanence les axes d’amélioration. Lorsqu’on déploie Kanban, les chefs de projet représentent le flux de travail de l’équipe sur un tableau Kanban (il peut s’agir de post-its sur un tableau blanc ou de cartes numériques via un logiciel Kanban).
Kanban convient particulièrement aux tâches qui demandent un flux régulier mais dont les priorités peuvent changer, comme la production, le support ou la maintenance. Dans l'univers des agences agiles, il est plus tolérant aux changements, et les clients aiment souvent changer d’avis. Si Scrum vous semble trop rigide, mais que vous souhaitez « faire de l’agile », Kanban est une alternative plus simple.

4. Scrumban : Limite le travail en cours et ajoute structure & processus supplémentaires
Scrumban est une méthodologie hybride de gestion de projet relativement récente qui combine les approches Scrum et Kanban. Elle reprend la flexibilité de Kanban et ajoute de la structure inspirée de Scrum afin de créer une nouvelle façon de gérer les projets.
Plutôt que de travailler dans des sprints potentiellement restrictifs et limités dans le temps, Scrumban utilise le principe de la planification « à la demande » pour alimenter le backlog. Comme avec Kanban, l’équipe sélectionne et attribue les tâches en fonction de sa capacité, limitant ainsi le travail en cours. L’équipe de développement reste ainsi concentrée sur la tâche du moment, sans s’inquiéter de ses engagements de sprint.
Contrairement à Kanban, Scrumban conserve le stand-up quotidien, mais organise les revues de sprint et les rétrospectives seulement si besoin. L’équipe effectue également la planification lorsque cela s’avère nécessaire. Scrumban est utile dans les contextes de développement produit où la vision est imprécise, les exigences évoluent, ou l’on ne dispose pas de feuille de route claire. Il est aussi adapté lorsque le processus inclut du support et de la maintenance.
5. Lean : Produire plus avec moins
La méthodologie lean vise à produire plus avec moins. Elle identifie la valeur puis la maximise grâce à l’amélioration continue et à l’élimination des gaspillages, qui prennent la forme de trois dysfonctionnements.
- Muda consiste à éliminer les gaspillages : supprimer tout ce qui, au final, n’apporte pas de valeur au client.
- Mura consiste à éliminer les variations : éliminer les charges supplémentaires générées par des écarts par rapport au processus standard.
- Muri consiste à supprimer la surcharge : la capacité optimale d’une équipe est de 60-70 %. Au-delà, tout ralentit.
La gestion de projet lean agile consiste à optimiser le flux des projets entre les technologies, les ressources et les départements jusqu’aux clients. La démarche Lean peut être une façon utile de revoir votre processus de livraison de projet. Réfléchissez à comment vous pouvez recentrer votre processus de développement sur l’essentiel qui apporte de la valeur, en éliminant le superflu et les traditions inutiles.

6. eXtreme Programming : Développez de manière robuste pour garantir la qualité logicielle
eXtreme programming (XP) définit des valeurs et processus pour améliorer la qualité logicielle et garantir la réactivité face à l’évolution des exigences clients. Les valeurs de XP sont proches de celles de Scrum : simplicité, communication, feedback, respect et courage.
Là où XP se distingue de Scrum, c’est en définissant des règles, ou des processus prescriptifs, spécifiques aux projets de développement. Ces règles incluent les user stories, le développement dirigé par les tests, la programmation en binôme et l’intégration continue, parmi bien d’autres.
7. Waterfall : Prédictibilité du budget, des délais et du périmètre
La méthode Waterfall, aussi appelée cycle de vie du développement logiciel (SDLC), adopte une approche séquentielle simple qui mise sur une planification rigoureuse pour "faire les choses une fois et bien". L’équipe planifie en détail le travail en amont, puis l’exécute dans un ordre strict, en respectant les exigences, afin de livrer le projet en un seul cycle (généralement long).
L’équipe projet définit intégralement les exigences avant tout début des travaux. Une fois que le sponsor approuve le plan de projet, il y a très peu de marge d’ajustement sauf en cas de nécessité absolue, et les changements requièrent généralement des demandes de modification. Le travail s’enchaîne donc phase par phase, sans chevauchement.
Il y a peu de place à la réflexion, la révision ou l’adaptation une fois l’étape réalisée, mais la méthode Waterfall peut s’avérer pertinente et prévisible si les exigences sont fixes, bien documentées et claires, si la technologie est maîtrisée et mature, et si le projet est court. Une approche Waterfall permet souvent d’obtenir un résultat plus prévisible en termes de budget, délais et périmètre, surtout si vous utilisez un logiciel de gestion de projet Waterfall pour planifier et suivre l’avancement.

8. PRINCE2 : Des processus clairement définis pour les projets d’envergure
PRINCE2 est une méthodologie orientée processus qui divise les projets en plusieurs étapes, chacune avec ses propres plans et processus à suivre. Cette méthodologie définit les entrées et sorties de chaque étape de projet pour que rien ne soit laissé au hasard. L’acronyme PRINCE2 signifie PRojects IN Controlled Environments.
PRINCE2 est extrêmement rigoureux—idéal pour piloter de grands projets d’entreprise prédictibles (plus d’infos sur les méthodologies de gestion de projets d’entreprise ici). Il clarifie ce qui sera livré, met l’accent sur la viabilité du projet, définit les rôles et responsabilités et promeut le management par exception.
Bien que PRINCE2 soit probablement trop complexe pour un contexte d’agence (il a été conçu pour des projets informatiques), son accent mis sur l’élaboration d’un solide business case, la définition claire des rôles et responsabilités, ainsi que la gestion des changements et risques, sont des éléments utiles à reprendre dans nos propres projets.

9. PMBOK du PMI : Appliquez les meilleures pratiques pour optimiser vos projets
Le PMBOK du Project Management Institute n'est pas une véritable méthodologie, mais plutôt un cadre de normes, conventions, processus, bonnes pratiques, terminologies et lignes directrices en gestion de projet.
PMBOK fait référence à cinq groupes de processus en gestion de projet (également connus comme le cycle de vie du projet) : démarrage, planification, exécution, suivi et contrôle, et clôture. Il décrit également 49 processus de gestion qu’il organise en 10 domaines de connaissances.
Ses bonnes pratiques sont utiles comme base, mais pour l'appliquer comme méthodologie, vous devez déterminer quels processus appliquer, quand, par qui et dans quelle mesure. Vous devez également prendre en compte la structure de votre organisation, la gouvernance et les flux de travail pour l’adapter à vos circonstances spécifiques. PMBOK n’est pas adapté à une agence, mais vous pouvez sélectionner et adapter certains de ses standards à vos projets.

3 méthodologies les plus couramment utilisées
Dans les agences, les trois méthodologies les plus souvent utilisées sont généralement agile, Scrum et Kanban (ou une méthodologie hybride intégrant différents éléments de diverses méthodes de gestion de projet).

Si vous travaillez dans un secteur plus rigide ou une organisation gouvernementale, il est possible que les méthodes traditionnelles en cascade, PRINCE2 ou PMBOK soient davantage utilisées, bien que des approches hybrides y soient également présentes.
Comment choisir la bonne méthodologie de gestion de projet
Choisir la bonne méthodologie est essentiel car elle définit notre façon de travailler. Elle fournit la structure qui nous guide vers le succès ou l’échec du projet. Voici quelques facteurs à prendre en compte pour choisir la méthode de gestion de projet à utiliser :
1. Degré de complexité du projet

Cela inclut le projet lui-même, le client, les ressources disponibles et d’autres contraintes de projet (notamment l’appétit pour le changement et les risques), les délais, les outils de gestion de projet et les personnes. Dressez la liste de ces facteurs et classez-les selon leur degré de simplicité ou de complexité. Par exemple, les chefs de projet logistique gèrent souvent des délais complexes impliquant de multiples prestataires, des réglementations internationales sur l’expédition et des marchandises périssables—rendant le choix de la méthodologie particulièrement essentiel.
2. Rigidité ou flexibilité de votre environnement de travail
Si vous évoluez dans un environnement dynamique où le changement est bienvenu, une méthodologie agile peut bien vous convenir. Si vous travaillez avec des exigences, des délais et des budgets fixes, il vaudra mieux vous orienter vers une approche en cascade ou d’autres stratégies traditionnelles de gestion de projet.
3. Ce qui apporte le plus de valeur
Demandez-vous ce qui apporte le plus de valeur pour le client (ou la partie prenante, ou l’utilisateur final). Par exemple, si les clients effectuent de nombreuses demandes évolutives et attendent des mises à jour ou changements constants, alors une méthodologie itérative à cycles courts aura plus de valeur.
4. Alignement avec les objectifs de l'organisation
Utilisez les objectifs du projet ou les objectifs du projet que vous avez déjà définis en équipe ou dans l’organisation pour guider votre choix de la méthodologie. Évidemment, vos méthodes doivent être un moyen d’atteindre vos buts — la meilleure méthode est celle qui vous guide le plus directement vers vos objectifs stratégiques en maximisant les gains et en minimisant les impacts négatifs.
5. Alignement avec les valeurs de l’organisation et de l’équipe
Plongez profondément dans vos valeurs. Les membres de l’équipe sont responsables de la mise en œuvre de la méthodologie que vous choisissez—n’oubliez pas que ces membres sont des personnes ayant des habitudes, des opinions et des valeurs. Utilisez la façon dont vos parties prenantes pensent, interagissent et travaillent pour élaborer une méthodologie qui s’intègre naturellement.
Autres méthodologies de gestion de projet
La liste des méthodologies de gestion de projet ci-dessus est loin d’être exhaustive—ce sont simplement les méthodologies les plus courantes dans le monde de la gestion de projet en agence. D’autres approches de gestion de projet incluent :
Méthodologie Adaptive Project Framework
La méthodologie Adaptive Project Framework (APF) est conçue pour les projets où le périmètre reste flexible tandis que le temps et le coût sont fixes. Elle permet aux équipes de s’adapter aux besoins changeants et de maximiser la valeur métier grâce à des cycles itératifs.
Issue de méthodologies traditionnelles, l’APF intègre des principes agiles et itératifs. Elle convient aux secteurs où les besoins évoluent, comme le développement logiciel, le marketing et la recherche.
Pour appliquer l’APF, les équipes doivent se concentrer sur une livraison incrémentale, maintenir une communication ouverte et réévaluer les priorités. Des révisions régulières du périmètre permettent de garantir l’adéquation avec les besoins de l’entreprise.
Six Sigma
Six Sigma améliore les processus métier en éliminant les défauts et en réduisant la variabilité. Développée par Motorola puis adoptée par General Electric, elle utilise des outils statistiques pour optimiser la performance. Elle est précieuse dans les secteurs nécessitant de la précision, comme l’industrie manufacturière, la finance et la santé.
Six Sigma améliore la qualité et la satisfaction du client à travers deux cadres : DMAIC (Définir, Mesurer, Analyser, Améliorer, Contrôler) pour optimiser les processus existants et DMADV (Définir, Mesurer, Analyser, Concevoir, Vérifier) pour la conception de nouveaux processus.
La réussite de la mise en œuvre exige une formation et une certification des employés (ceinture jaune, verte, noire ou maître ceinture noire).
Lean Six Sigma
Lean Six Sigma améliore l’efficacité des processus en réduisant le gaspillage et la variabilité. Elle combine la réduction des gaspillages du Lean avec la rigueur statistique de Six Sigma.
Les avantages incluent une productivité accrue, des économies de coûts et une qualité supérieure. Dans le secteur manufacturier, des outils tels que les diagrammes causes-effets et les graphiques de contrôle aident à éliminer les goulets d’étranglement et à réduire les défauts.
Une mise en œuvre efficace nécessite une formation au DMAIC et une focalisation sur l’amélioration continue, l’analyse de données et la collaboration interfonctionnelle.
Méthode du chemin critique (CPM)
La méthode du chemin critique (CPM) est une technique de planification de projet qui détermine la séquence de tâches la plus efficace. Développée par DuPont dans les années 1950, elle identifie le chemin le plus long des activités dépendantes et met en évidence les tâches qui doivent rester dans les temps.
Un avantage clé est l’optimisation des délais et de l’allocation des ressources. Dans le secteur de la construction, la CPM aide les responsables à planifier les tâches critiques telles que les fondations, tout en repérant les tâches pouvant être différées.
Pour utiliser la CPM efficacement, les responsables doivent établir une structure de décomposition du travail (WBS), cartographier les dépendances et calculer la durée des tâches.
Gestion de projet par la chaîne critique (CCPM)
La gestion de projet par la chaîne critique (CCPM) se distingue de la CPM en tenant compte de la disponibilité des ressources lors du calcul des durées de tâches. Développée par Eliyahu Goldratt dans les années 1990, elle garantit une allocation efficace des ressources pour éviter les goulots d’étranglement.
La CCPM réduit les retards causés par le multitâche et la mauvaise répartition des ressources. En développement logiciel, elle aide les développeurs à se concentrer sur une tâche à la fois, supprimant ainsi les délais liés au changement de contexte.
Technique d’évaluation et d’examen de programme
La PERT est une méthode de planification conçue pour gérer l’incertitude des durées des tâches (contrairement à la CPM, qui exige de la certitude). Développée par la marine américaine dans les années 1950 pour des projets de défense, elle s’avère utile pour estimer les délais dans les travaux de recherche, de développement, de construction et d’innovation (elle peut aussi être utilisée en complément des logiciels d’estimation basés sur l’IA).
Un avantage clé est de pouvoir intégrer la variabilité dans les plannings. En ingénierie aérospatiale, où les tâches impliquent des conceptions expérimentales, les diagrammes PERT fournissent des estimations structurées pour différents scénarios de réalisation—optimiste, le plus probable et pessimiste.
Pour utiliser la PERT de façon optimale, les équipes doivent créer un diagramme de réseau, calculer les estimations de temps selon la méthode des trois points et mettre à jour les projections à mesure de l’avancement.
Quelle est la suite ?
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