Si vous avez déjà eu à cartographier un processus complexe, aligner votre équipe sur un nouveau système ou tout simplement clarifier la façon dont les choses doivent fonctionner, alors vous avez sans doute ressenti le besoin d’un organigramme. En gestion de projet numérique, où les flux de travail peuvent rapidement se transformer en toiles d’araignée de tâches, d’équipes et d’outils, les organigrammes offrent un repère visuel inestimable.
Dans cet article, nous allons vous expliquer comment créer un organigramme de zéro, détailler pourquoi ils sont si précieux, lister les différents symboles d’organigramme, et passer en revue les meilleures pratiques pour les rendre clairs, utiles et évolutifs.
Qu’est-ce qu’un organigramme ?
Un organigramme est un schéma visuel qui cartographie un processus, en montrant chaque étape sous forme de symbole relié par des lignes ou des connecteurs. C’est tout ! Il s’agit d’un moyen simple mais puissant de visualiser le déroulement d’une action du début à la fin.
Les organigrammes sont constitués de formes standards, chacune représentant une action, une décision ou une entrée/sortie différente. Que ce soit pour décrire une procédure d’intégration, un flux de travail dans votre équipe de développement ou une cartographie des livrables pour un client, les organigrammes facilitent la vue d’ensemble de ce qui se passe et de ce qui doit être corrigé.
Ils ne sont pas réservés aux ingénieurs et analystes. Les chefs de projet digital les utilisent chaque jour pour suivre des processus complexes, obtenir le consensus des parties prenantes et livrer de meilleurs résultats. Et si vous avez déjà dessiné votre propre organigramme sur un tableau blanc, vous savez à quel point tout devient instantanément plus clair en le visualisant.
Quel est le but d’un organigramme ?
Au fond, le but d’un organigramme est de simplifier notre compréhension des processus. En représentant visuellement les étapes, les organigrammes aident les équipes à décoder les procédés complexes, ce qui rend plus facile l’identification des points douloureux, des redondances ou des opportunités d’automatisation.
Les organigrammes servent également de source commune de vérité. Par exemple :
- Un schéma de processus pour l’intégration des nouvelles recrues garantit une formation homogène.
- Un organigramme de processus aide votre équipe QA à suivre les workflows de triage des bugs.
- Un diagramme de flux de données cartographie la circulation de l’information entre les équipes ou les systèmes.
En rendant l’invisible visible, les organigrammes aident à comprendre comment un système ou une tâche fonctionne réellement (et non seulement comme on pense qu’il fonctionne), à rationaliser le travail et à améliorer la prise de décision.
Pourquoi les organigrammes sont-ils importants ?
Les organigrammes ne sont pas de simples jolis schémas. Ils sont essentiels pour maintenir les projets sur la bonne voie. En offrant une structure visuelle claire, ils améliorent la communication et réduisent les malentendus.
Voici comment ils apportent de la valeur :
- Formation et intégration : Les nouveaux arrivants peuvent suivre un organigramme simple de vos processus internes pour être opérationnels plus rapidement.
- Amélioration des processus : Identifier les points de blocage devient plus facile lorsque l’on peut littéralement voir où les workflows se grippent. Cela permet aussi de repérer les ruptures ou les points de décision qui provoquent des retards ou de la confusion.
- Collaboration en équipe : Lorsque toute votre équipe se réfère au même modèle d’organigramme, les attentes sont plus claires et les retours plus ciblés. Aligner les membres de l’équipe et les parties prenantes autour de la même vision devient plus simple.
Exemple : Lors d’un récent projet de refonte de site web, nous avons créé un organigramme en couloirs pour indiquer qui était responsable de quoi pendant chaque sprint. Les designers, développeurs et chefs de projet avaient chacun leur propre couloir. Résultat : nous avons constaté une diminution des oublis lors des passages de relais. Cela a mené à une livraison plus rapide et à l’achèvement du projet plus près du délai prévu.
En fin de compte, un organigramme de gestion de projet bien conçu élimine les approximations. Il remplace l’ambiguïté par la clarté et, selon moi, c’est quelque chose que tout chef de projet peut apprécier.
Comprendre les symboles d’organigramme
Considérez les organigrammes comme un langage universel utilisé dans tous les secteurs et disciplines. S’ils sont bien conçus, ils permettent à quiconque de comprendre le flux d’information d’un simple coup d’œil. C’est pourquoi, pour créer un organigramme utile, il faut maîtriser le langage des symboles utilisés.
Ces icônes standardisées indiquent à votre lecteur ce que signifie chaque étape. Voici les formes d’organigramme les plus courantes :
Terminaison (Début/Fin)
Utilisée pour marquer le début ou la fin d’un organigramme. Il s’agit généralement d’une forme ovale ou en forme de pilule. Pensez-y comme au point de départ ou d’arrivée.
Exemple :

Processus
Cette forme rectangulaire est la base. Elle représente une tâche ou une activité.
Exemple :

Décision
Une forme en losange qui introduit un point de décision oui/non ou vrai/faux. Il est essentiel de distinguer une décision d'un simple processus, car elle détermine les différents chemins possibles dans votre organigramme. Les confondre peut entraîner une incompréhension de la logique du flux, rendant le processus difficile à suivre ou à dépanner pour vos collègues ou parties prenantes.
Exemple :

Entrée/Sortie
Les parallélogrammes indiquent les données qui entrent dans le système ou en sortent. Ils doivent donc être directement reliés à un symbole de processus ou de décision pour montrer d’où viennent ou où vont les données. Évitez les formes d’entrée/sortie « flottantes » sans connecteurs clairs; elles doivent toujours s’intégrer au flux du diagramme.
Exemple :

Flèche (Ligne de flux)
Ces connecteurs indiquent la direction : ce qui mène à quoi. Les flèches servent à cartographier le parcours d’une forme à une autre dans l’organigramme. Bien que les flèches puissent techniquement pointer dans n’importe quelle direction, il est recommandé de les orienter du haut vers le bas ou de gauche à droite. Cela améliore la lisibilité et correspond à la manière dont la plupart des personnes en Occident parcourent visuellement les informations.
Exemple :

Document
Ce symbole ressemble à un rectangle ondulé et représente un document ou un rapport généré au cours du processus. Il s’avère utile pour illustrer les flux impliquant des dossiers, des formulaires ou des livrables. Les symboles de document apparaissent généralement près de la fin d’un processus ou après un point de décision, lorsqu’une sortie ou une documentation est produite dans le cadre du flux de travail.
Exemple :

Bien que nous ayons couvert les symboles d’organigramme les plus courants, il en existe beaucoup d'autres qui peuvent apporter une clarté supplémentaire selon votre contexte. Voici un tableau dont vous pourrez-vous servir comme référence :

Certaines industries, comme le développement logiciel ou la fabrication, peuvent utiliser des symboles plus spécialisés pour représenter des étapes techniques ou des processus réglementaires. Comprendre quels symboles sont privilégiés par votre équipe ou votre secteur aidera à rendre votre organigramme plus intuitif et compréhensible par tous.
Comment créer un organigramme
Au fil des ans, j’ai créé des centaines d’organigrammes, des simples croquis sur tableau blanc jusqu’à des schémas détaillés réalisés avec des outils comme Visio, Lucidchart ou même Excel. Les étapes suivantes sont conçues pour vous aider à démarrer la création de votre organigramme.
- Définir le processus : Qu'êtes-vous exactement en train de cartographier ? Est-ce un processus métier, un déploiement de fonctionnalité ou un flux de contenu ? L'objectif ici est de fixer des limites claires pour votre organigramme. Il s'agit de déterminer ce qui entre dans le périmètre du diagramme, et tout aussi important, ce qui n'en fait pas partie. Cette décision vous aide à déterminer le niveau de détail approprié ainsi que les types de symboles de diagramme que vous allez utiliser. Une fois que vous savez ce que vous cartographiez, il est beaucoup plus facile de passer à l'étape 2 : Identifier les étapes. Vous aurez déjà une approche ciblée : au lieu de tout lister, vous identifiez les actions pertinentes directement liées au processus défini.
- Identifier les étapes : Notez chaque action, décision et transfert de données. Ne vous souciez pas encore de l'ordre—faites simplement un brainstorming.
- Séquencez les étapes : Disposez vos tâches et points de décision dans le bon ordre. Demandez-vous : que se passe-t-il en premier ? Et ensuite ? Ces questions vous aideront à trouver la séquence logique des tâches dans votre projet.
- Choisissez les bons symboles : Utilisez les symboles standard de diagramme évoqués plus haut ainsi que ceux trouvés dans notre tableau des symboles pour sélectionner les symboles qui conviennent le mieux à chaque étape identifiée dans votre séquence.
- Réalisez le diagramme : Utilisez un stylo et du papier ou un outil de glisser-déposer pour créer votre schéma. Vous pouvez même l'insérer dans vos documents de projet ou vos présentations. Si vous souhaitez apporter un peu de fun, je vous recommande d'utiliser des Post-its et de la ficelle. On a l'impression de travailler sur un projet et de résoudre une énigme policière en même temps.
- Revoir et affiner : Partagez-le avec les membres de votre équipe. Ensuite, revoyez le tout ensemble pour garantir que tout est clair, que cela reflète fidèlement ce qui doit se produire, et recueillez toute question de la part des parties prenantes.
Conseils pour plus de clarté
- Restez simple. N'encombrez pas un seul schéma avec trop d'éléments.
- Un diagramme par page.
- Utilisez des formes et des espacements cohérents.
- Mettez en avant les moments-clés de prise de décision (éventuellement avec une couleur différente).
- Ajoutez des connecteurs ou même des hyperliens pour faciliter l'orientation des utilisateurs.
N'oubliez pas qu'un bon organigramme doit être facile à comprendre pour tous les participants et clair pour quiconque maîtrise le langage des symboles.
Quels sont les meilleurs types d'organigrammes ?
Différents projets requièrent différents types d'organigrammes. Le choix dépendra de votre objectif : cartographier des données, définir des rôles ou améliorer des processus.
Cependant, voici les plus courants :
- Organigramme de processus : Le format classique. Idéal pour les processus généraux. Un organigramme de processus visualise la séquence d'actions ou d'étapes nécessaires pour réaliser une tâche ou atteindre un objectif. Il commence généralement par un événement déclencheur et se termine par un résultat ou une sortie. Ces schémas sont particulièrement utiles pour documenter des procédures standards et analyser des flux de travail dans une optique d'amélioration d'efficacité.
- Diagramme de flux de travail : Met l’accent sur qui fait quoi. Idéal pour les équipes transversales. Un diagramme de flux de travail montre visuellement comment les tâches évoluent d’une personne ou d’une équipe à l’autre, en mettant souvent l’accent sur la responsabilité, le timing et la dépendance entre les tâches. Ces schémas sont particulièrement utiles pour repérer les ruptures de communication ou les transmissions inefficaces dans les processus collaboratifs. Des secteurs comme la santé, les RH ou le support client utilisent fréquemment ces diagrammes pour optimiser des procédures impliquant plusieurs rôles.
- Organigramme en couloirs : Utilise des couloirs pour regrouper les étapes par rôle ou service. Idéal pour illustrer les passages de relais. Chaque couloir du diagramme représente un acteur, une fonction ou une équipe impliquée dans le processus, et les étapes sont disposées horizontalement ou verticalement dans ces couloirs. Cela permet de visualiser à la fois ce qui se passe mais aussi qui est responsable de chaque étape. Les organigrammes en couloirs sont particulièrement utiles dans les environnements où les tâches circulent fréquemment entre plusieurs services, comme dans les agences marketing, les équipes de développement logiciel ou le service client.
- Diagramme de flux de données (DFD) : Montre comment l’information circule au sein d’un système. Dans un DFD, vous trouverez des entités (utilisateurs, systèmes), des processus qui transforment les données, des stocks d’informations et des flux symbolisés par des flèches. Ces diagrammes s’attachent davantage à la circulation et la transformation des données plutôt qu’aux tâches précises effectuées. Par exemple, un DFD d’une boutique en ligne peut montrer les données allant du client au processus de paiement, puis vers une passerelle de paiement et enfin vers un système de livraison.
- Organigramme documentaire : Permet de suivre la création, la relecture et le partage des documents.
- Organigramme système : Représente l’interaction entre données et systèmes. Utile pour les projets informatiques et de développement.
Quel que soit le type choisi, chaque format d’organigramme a ses atouts, et savoir à quoi s’attendre vous aidera à sélectionner le bon. En comparant ces formats, réfléchissez à l’information à transmettre et au public visé.
Bonnes pratiques pour réaliser un organigramme
Voici les meilleures pratiques qui garantissent que votre diagramme soit réellement pertinent sur le terrain :
- Utilisez des symboles standards : Inutile de réinventer la roue. Restez fidèle aux formes de flux de travail classiques.
- Limitez à une seule page : Un schéma sur une seule page est plus facile à comprendre et à partager.
- Gardez le texte court : À l'intérieur des formes, utilisez un texte court et descriptif.
- Utilisez la couleur judicieusement : Codez les rôles ou statuts avec des couleurs, mais ne tombez pas dans l'excès.
- Utilisez SmartArt : Dans Microsoft Word ou PowerPoint, l’outil SmartArt peut vous aider à créer des visuels soignés.
- Ajoutez des hyperliens : Vous souhaitez apporter du contexte ? Utilisez des liens pour rediriger vers les ressources ou la documentation pertinente.
- Intégrez-le dans vos documents : Faites de votre organigramme une partie intégrante de la documentation vivante de votre projet.
Ces conseils permettent de conserver la lisibilité, notamment lors du partage des schémas entre services ou lors de mises à jour en temps réel.
Meilleur outil pour créer des organigrammes
Un bon logiciel d’organigramme transforme vos notes et croquis en diagrammes soignés, utilisables par votre équipe. De plus, ils permettent de collaborer facilement. Voici quelques options à explorer :
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Lors du choix de votre outil, réfléchissez à la collaboration, aux intégrations, et à la facilité d’utilisation. Devez-vous intégrer votre schéma dans une présentation ? Vos collègues souhaitent-ils commenter en temps réel ? Souhaitez-vous l’ajouter à un modèle d’organigramme ?
Le meilleur outil est celui qui permet à votre équipe de rester alignée et de réagir rapidement (astuce : il s’agit souvent d’un générateur d’organigrammes basé sur l’IA).
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